Toitures arrachées, infrastructures ravagées et salles de classe réduites en ruines. À Mwene-Ditu, dans la province de Lomami, les dernières pluies n’ont pas été tendres à leur passage. Parmi les victimes les plus touchées figure un fleuron de la ville ferroviaire : l’Institut Mukeng’a Kalond.
Cradle de générations d’élites, cet établissement emblématique a formé de nombreuses personnalités qui servent aujourd’hui la nation et brillent à travers le monde. Pourtant, aujourd’hui, c’est ce géant de l’enseignement qui se retrouve sur le carreau.
Sur place, le constat est criant d’amertume. Malgré la visite d’évaluation des autorités locales venues constater les dégâts au lendemain de la catastrophe, le secours se fait désespérément attendre. Aujourd’hui, enseignants et élèves se sentent abandonnés à leur triste sort, comme l’ont rapporté plusieurs témoignages recueillis par mwenedituscoop.net.
En attendant une intervention qui ne vient toujours pas, les conditions d’apprentissage se sont dramatiquement dégradées. De nombreuses heures d’enseignement sont tout simplement annulées. Selon des témoignages, les cours se dispensent désormais sous des paillotes ou à l’étroit sur des vérandas et à la moindre menace de pluie, le travail s’arrête net.
« On ne peut pas former l’avenir du pays dans de telles conditions. Nous demandons juste d’étudier dignement », confie un élève désemparé.
Face à ce sinistre, le corps professoral et les élèves lancent un S.O.S. vibrant en direction des personnes de bonne volonté, mais surtout vers la grande communauté des anciens élèves (alumni) de l’institut. Ceux qui ont usé leurs culottes sur les bancs de Mukeng’a Kalond et qui occupent aujourd’hui des positions d’influence ont le devoir moral de réagir.
Reconstruire les toitures, sécuriser les locaux et redonner à cette école sa dignité d’antan ne peut plus attendre. L’éducation de nos enfants et l’avenir de Mwene-Ditu en dépendent.
Aly Bukasa Kabambi












