C’est un véritable tournant historique pour le peuple Kanyok. Après une période de malentendus, les deux grands chefs coutumiers de Mulundu et de Katshisungu (territoire de Luilu, province de Lomami) ont scellé une paix définitive. Désormais unis, Fidao Binen’a Binen Mateng Lomami et Augustin Kabw’a Baat Katak Mitshim s’engagent main dans la main pour l’émergence de leur peuple.
Les dates des 28, 29 et 30 mai 2026 resteront gravées dans les annales du peuple Kanyok. Sous la médiation du grand notable François Mulaj Mubund, les deux autorités traditionnelles ont accepté de fumer le calumet de la paix.
Les discussions, cruciales et intenses, se sont déroulées au chef-lieu du territoire de Luilu. Entamée à l’hôtel Cosmopolite de Luputa (Mbuy’a Ciow), la médiation s’est conclue à l’auberge Fomus. Selon le médiateur, la première soirée a été décisive : un face-à-face de près de six heures, débuté à 20 heures pour s’achever à 2 heures du matin, jetant ainsi les bases d’une confiance retrouvée.
Pour acter cette entente historique, plusieurs témoins clés du secteur de Kanda Kanda étaient présents, notamment le chef de secteur Jonas Mulang Kasang, ainsi que les chefs des groupements de Lwaab et de Kanyiki Mutembw sans oublier les notables royaux des deux grands chefs.
En signe de sincérité et de fraternité, le grand chef Binen’a Binen Mateng (de Mulund) a offert à son frère, le grand chef Kabw’a Baat (de Katshisungu) quelques grammes d’or, extraits des terres de Kadimb. Poussant le geste de réconciliation encore plus loin, il a invité le chef de Katshisungu à envoyer ses propres hommes à Mulundu pour y exploiter l’or. Une proposition acceptée immédiatement sur le champ, matérialisant gaité de coeur et fin des malentendus.
« Lorsque deux autorités ou garants coutumiers d’un peuple s’entendent, l’émergence de ce peuple n’attend pas, » confient à mwenedituscoop.net des Analystes.
Pour les observateurs et les analystes, cette réconciliation est une excellente nouvelle pour ce grand peuple de Lomami. L’union au sommet du pouvoir coutumier a un effet direct sur la base : elle crée un climat de stabilité, de sécurité et de force collective indispensable au développement pluriel d’une communauté.
Depuis l’annonce de cet accord, la joie est palpable au sein de la communauté. De Kinshasa jusqu’à la diaspora internationale, les messages de félicitations affluent pour saluer la sagesse des deux grands chefs et la bravoure du médiateur, le notable François Mulaj Mubund, qui a réussi à rétablir l’harmonie au cœur du peuple Kanyok.
Rédaction












