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Mwene-Ditu : À quand la reprise effective des travaux Tshilejelu ?

Au cœur de la province de la Lomami, les vestiges du projet routier Tshilejelu racontent une histoire d’attente et de désolation. Annoncée en grande pompe par le gouverneur Iron Kalombo en novembre 2025 à Kabinda, la reprise traîne toujours à Mwene Ditu jusqu’en décembre finissant. Le chantier à Mwene-Ditu est aujourd’hui totalement à l’arrêt, laissant derrière lui des ouvrages inachevés qui se dégradent à vue d’œil et une population désabusée qui interroge les silences des autorités.

Sur la ville ferroviaire, le projet Tshilejelu doit bétonner 5 kilomètres de routes soit l’avenue Kinshasa et Boende. À ce jour, sur le terrain, la réalité est tout autre. Une récente visite des sites par de mwenedituscoop.net n’a relevé “aucune activité visible”, à l’exception des premiers travaux initiaux. Les caniveaux abandonnés exposent désormais la chaussée et les habitations à une érosion accélérée après chaque pluie.

La situation est d’autant plus préoccupante et pour les habitants de Mwene-Ditu, qui vivent au quotidien avec les conséquences, on irait vers un chantier fantôme. La société Global Innovation qui a gagné le marché en remplacement de GREC-7 se fait toujours désirer. La reprise effective des travaux n’est que dans les discours. Pourtant, Mwene Ditu est accessible par la route nationale numéro un et la voie ferrée de la SNCC. En d’autres termes, la ville n’est pas enclavée pour ainsi parler de difficulté d’acheminement des matériels.

Vue de l’avenue Kinshasa après une pluie

À propos de ce retard de reprise des travaux Tshilejelu, les autorités provinciales de Lomami, qui ont organisé la cérémonie de lancement à Kabinda, sont appelées à se prononcer pour fournir des explications claires à une population inquiète. Le temps passe et le risque de rester avec un projet non exécuté va croissant.

Dans cet élan, les questions en suspens pour les habitants de Mwene-Ditu sont nombreuses :

· Quand Global Innovation pourra-t-elle réellement démarrer les travaux ?

· Comment seront financés les travaux si l’entreprise attend effectivement des fonds du gouvernement central, alors que le marché était initialement présenté comme un partenariat public-privé avec un financement bancaire ?

· Qui assumera la responsabilité des dégradations supplémentaires causées par l’abandon prolongé du chantier ?

Le projet Tshilejelu, dont le nom signifie “modèle” ou “exemple” en tshiluba, est devenu pour les Ditois le symbole d’une promesse non tenue. Entre les déclarations ministérielles assurant que le projet “n’est pas un échec” et la réalité du terrain à Mwene-Ditu, le fossé ne cesse de se creuser, tout comme les caniveaux inachevés qui menacent les fondations de leurs habitations.

Dans l’attente d’une reprise hypothétique, la ville ferroviaire retient son souffle, espérant que le “soutien” promis finira par se matérialiser en asphaltes solides plutôt qu’en rapports d’échec annoncés.

Rédaction

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