Chaque jour, l’asphalte pointe enfin son nez quelque part dans le territoire de Luilu. Ce lundi matin a marqué un tournant décisif pour les habitants de la localité de Mishindu (chefferie de Mulundu), témoins impatients du déploiement des grands travaux de modernisation de la Route Nationale n°1 (RN1). Sur le terrain, l’ingénierie sino-congolaise fait preuve d’une résilience à toute épreuve.
Sous la supervision rigoureuse de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), agissant comme maître d’ouvrage délégué, l’entreprise CREC6 garde activé ses fronts simultanés. L’ambiance est à l’effervescence : ouvriers congolais et techniciens chinois avancent main dans la main, volants, bêches et truelles solidement accrochés, pour transformer cette artère vitale du pays.
Les avancées sont palpables. À Mishindu vers Tshilomba, précisément au point kilométrique (PK) 11+750, CREC6 vient de finaliser l’imprégnation d’un linéaire de 300 mètres. Une étape technique cruciale qui prépare la route à recevoir sa couche finale.
À l’opposé et en direction du centre-ville de Mwene-Ditu, le front de libération et de préparation de la chaussée progresse rapidement. Les équipes se rapprochent à grands pas du poste de contrôle de la Police de Circulation Routière (PCR).
Au cœur de cette transformation, les élèves de l’école catholique La Bonté assistent chaque jour à un spectacle inédit : la promesse d’une route moderne qui devient réalité sous leurs yeux. Après le côté gauche déjà traité, une planche d’essai d’environ 500 mètres est actuellement sous observation au côté droit. Dès la validation des résultats techniques par le duo ACGT-CREC6, ce tronçon recevra ses couches d’imprégnation et d’accrochage.
À terme, la section allant du pont Tshilemba (PK 7) jusqu’au centre-ville de Mwene-Ditu (PK 0 pour le Lot2) sera dotée d’un revêtement en bi-couche, garantissant la durabilité des infrastructures conformément aux exigences de l’ACGT.
Si la détermination sur le chantier est totale, le respect strict du calendrier dépend également de la chaîne logistique. Pour maintenir cette cadence soutenue, des sources proches de la CREC6 sollicitent le plaidoyer des autorités et des parties prenantes. Ses conteneurs transportant des matériels et matériaux hautement sensibles moisissent actuellement dans les gares de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC).
La libération rapide de ces intrants est essentielle pour que le duo ACGT/CREC6 continue de rouler à plein régime vers le désenclavement total de cette partie de la RDC.
Rédaction











