Dans l’agglomération de Tshimanda, plus de 30.000 personnes attendent désespérément la fin des travaux de construction d’un centre de santé plus grand. Il est laissé à l’abandon depuis plus de cinq ans. Les forces vives locales lancent un cri d’alarme et tendent la main aux bonnes volontés pour sauver ce projet essentiel.
Au centre du village, la construction inachevée se dresse au milieu des brousses, témoin silencieux d’un projet sanitaire prometteur mais abandonné. Selon une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, les travaux traînent depuis plus de cinq années, malgré diverses contributions des élus.
” Plusieurs députés ont contribué, qui avec des tôles, qui avec des sacs de ciment, qui avec des briques ou de l’argent “, rappellent les habitants.
Pourtant, à ce jour, le bâtiment reste un squelette rouge, incapable de répondre aux besoins médicaux pressants de la population. L’abandon de ce centre de santé constitue un drame quotidien pour les 30.000 habitants de l’agglomération de Tshimanda. Les besoins en soins de santé primaires sont immenses, et l’absence d’infrastructure adaptée aggrave les conditions de vie dans cette partie du territoire de Luilu.

” En ce 2026 commençant, le SOS des forces vives locales tend la main pour qu’on en finisse “, insistent les porte-parole communautaires au téléphone de LuCom Médias.
Elles exhortent également les autorités à “regarder à Tshimanda tshia yabuy”, à tourner leur regard vers cette localité oubliée. Tshimanda se situe dans la chefferie de Mulundu, territoire de Luilu, province de Lomami. Le territoire compte pourtant six députés provinciaux et quatre députés nationaux. La question qui brûle les lèvres des habitants est simple : ” Qui de ces élus volera au secours de ces hommes et femmes de Tshimanda ? ”
Pour leur part, les forces vives locales ne se contentent pas de dénoncer l’abandon du chantier. Elles incitent également les autorités à honorer leurs engagements et à répondre aux besoins fondamentaux de leur population. Leur appel lancé dépasse le simple cadre local. Il interpelle sur la responsabilité des élus, l’efficacité de la gestion des projets communautaires et l’accès équitable aux services de santé dans les régions périphériques.
La balle est désormais dans le camp des décideurs politiques et administratifs. Les 30.000 âmes de Tshimanda attendent que leurs cris soient entendus et que leur centre de santé sorte enfin de son sommeil dans les brousses. Reste à savoir qui, des entrailles ou non, répondra à cet appel au secours.
Rédaction













Un commentaire
Que le maçon remplace la planche à la place du linteau pour la durabilité et que l’état leur vienne en aide vraiment