Dans la ville ferroviaire de Mwene Ditu, un spectacle inquiétant s’offre aux passants : des installations photovoltaïques financées par le trésor public sont abandonnées aux caprices du climat. Les deux moteurs valant plusieurs milliers de dollars sont exposés aux intempéries, sans protection apparente.
Les habitants de la ville assistent, impuissants, à la dégradation progressive de ce qui est une solution énergétique pour leur communauté. Les enclos érigés pour accueillir les panneaux solaires sont aujourd’hui envahis par la brousse, tandis que les moteurs – décrits comme de véritables “bijoux de l’État” – tombent en ruine sous l’effet des pluies et de la rouille.
“On se demande si l’agence ANSER est au courant de ces conditions de stockage“, s’interroge un habitant au micro de mwenedituscoop.net en gardant l’anonymat.
” Ces équipements n’ont même pas servi et voilà qu’ils se détériorent jour après jour “
La situation se complique davantage avec le changement d’entreprises d’exécution du projet. Selon des sources proches du dossier notamment le services urbain des ressources hydrauliques et énergie une nouvelle entreprise devrait reprendre les travaux début 2026. Mais d’ici là, que deviendront ces équipements déjà fortement dégradés ?
Ce projet d’éclairage public et de production d’électricité, initialement perçu comme une opportunité de développement pour la région, ressemble aujourd’hui à un gaspillage de ressources publiques. Les observateurs s’inquiètent de l’absence de mesures de protection temporaires pour ces équipements vulnérables. Plusieurs questions se posent avec acuité :
1. Qui est responsable de la garde et de la protection des équipements pendant cette période de transition ?
2. Des mesures conservatoires peuvent-elles être mises en place avant l’arrivée de la nouvelle entreprise ?
3. Quel est le coût réel de cette dégradation pour le trésor public ?
La population de Mwene Ditu et les défenseurs de la bonne gouvernance appellent à une intervention urgente des autorités compétentes. Il serait dommage que des investissements publics destinés à améliorer les conditions de vie des citoyens finissent par se transformer en déchets techniques avant même d’avoir servi leur purpose.
Les installations photovoltaïques représentent non seulement un espoir d’accès à l’électricité pour la population, mais aussi un engagement de l’État envers le développement des énergies renouvelables. Leur abandon actuel envoie un message contradictoire qui mérite l’attention des décideurs à tous les niveaux.
Rédaction












