Au Kasaï Central, des enseignants montent au créneau après avoir constaté que l’IFOD — l’Inspection de la paie — aurait dupliqué et redirigé une partie de leurs fonds destinés à la rémunération mensuelle.
Selon des sources locales, l’argent prévu pour les enseignants du Kasaï Central aurait été irrégulièrement transféré pour couvrir les salaires des enseignants d’une autre province, provoquant un retard de paiement et une vive indignation.
Depuis plusieurs jours, les enseignants du Kasaï Central affirment n’avoir pas reçu leur paie complète, alors que les relevés internes montrent que les montants ont bel et bien été affectés… mais hélas, vers une autre province ?!
Une possible duplication anormale des fonds, suivie d’un transfert silencieux, suscite des sérieuses interrogations sur la gestion financière de l’IFOD.
” Nous travaillons sans relâche, mais nos salaires disparaissent dans des circuits que nous ne comprenons pas. C’est un mépris total pour les enseignants du Kasaï Central,” dénonce un enseignant sous couvert d’anonymat.

Le secteur éducatif congolais, régulièrement confronté à des retards de paiement, se retrouve à nouveau dans la tourmente. Le détournement présumé des fonds accentue la précarité des enseignants, déjà éprouvés par des conditions de travail difficiles.
Les syndicats enseignants du Kasaï Central parlent d’un « scandale administratif organisé », mettant en cause certaines autorités de l’IFOD dans ce qu’ils qualifient de « manipulation systémique » des finances publiques.
Face à la montée de la colère, les enseignants exigent une enquête immédiate du gouvernement congolais. Ils réclament également la clarification des flux financiers et des sanctions contre les responsables de ce qu’ils qualifient de détournement.
” Nous demandons à l’État congolais d’ouvrir l’œil. Trop, c’est trop. On ne peut pas continuer à punir les enseignants d’une province pour en satisfaire une autre,” martèle un représentant syndical au micro de mwenedituscoop.net
Les retards de paiement menacent de perturber la reprise normale des activités scolaires. Certains enseignants envisagent déjà de suspendre leur prestation si la situation ne s’améliore pas rapidement.
Hervé kazadi Mudipanu












