Le non paiement des agents et fonctionnaires de l’État impacte la vie scolaire de leurs enfants à Mwene Ditu dans la province de Lomami. Alors qu’ils attendent la paie du mois d’octobre 2025, ces sociétaires vivent un cauchemar. Leurs enfants sont chassés de l’école pour manque de frais scolaires.
À mwenedituscoop.net, ils s’avouent dépassés. Les responsables des établissements scolaires n’acceptent plus leur demande. Ils ont laissé les enfants étudier la dernière semaine d’octobre mais, en novembre débutant, ils exigent des parents d’élèves le cash mensuel.
” Ils savent que la paie de ce mois tarde à nous parvenir mais ils n’en ont que faire,” confie un parent agent de l’État.
Cette situation vient poser un autre problème. Comment les enfants chassés vont-ils récupérer les cours une fois les frais scolaires payés. De manière générale, les élèves sont exclus des salles de classe pour non paiement des frais et pendant des jours. Malheureusement, quand ils reprennent le chemin de l’école après s’être acquittés, leur retard dans les enseignements demeure. Pourtant, une mesure des autorités a circulé sur les réseaux sociaux affirmant que les chefs d’établissements ne devraient pas chasser les enfants pour les frais non payés.
Une autre retombée de cet impayement des agents et fonctionnaires de l’État est le taux d’endettement ou de prêt. Sur la ville de Mwene Ditu, des renseignements indiquent que les sociétaires de la fonction publique locale ont recouru à des tiers pour nouer les deux bouts du mois. Tous ces engagements se sont faits moyennant un taux d’intérêt allant de cinq à dix pourcent, selon des témoignages.
Plus ça tarde, plus ce taux croît. D’où leur prière pour que la paie intervienne cette semaine. Sinon, il y en a dont tout le salaire sera englouti dans cet engagement. La crainte est perceptible parmi les agents et fonctionnaires de l’État.
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