Avec le retour de la pluie, les avenues de la ville ferroviaire de Mwene Ditu se dégradent. Sur les mille deux cents artères, mwenedituscoop.net a pu visiter quelques-unes. À ce jour, au vu et su des décideurs, elles sont des dizaines dans un état de délabrement fort avancé. Lors de cette descente sur terrain, les Ditois et Ditoises ont vomi leur colère à l’endroit surtout des élus.
À petit feu, disent-ils, leurs parcelles s’en vont dans les ravins alors que ceux qui promettaient de défendre leurs intérêts s’en moquent. De la commune de Musadi à celle de Bondoyi en passant par celle de Mwene Ditu, les avenues descendent aux enfers. Kayamba Albert et Lisala qui charrient vers le marché alimentaire de la ville, à savoir Koloboyi, sont aujourd’hui impraticables même à moto ou à vélo.
Dans la commune de Bondoyi, les avenues du cimetière, Kazadi Nduba sont une formalité. La pauvre population se fraye un passage entre bourbiers et ravins. Quant l’avenue Kinshasa ou Lumumba qui va vers la paroisse Saint Charles Lwanga, elle tiendrait encore grâce aux travaux exécutés le bureau diocésain des œuvres médicales, BDOM de l’Abbé Jean Bosco Mutombo. N’eût été sa bonne foi, il n’y aurait plus d’avenue.
Dans la commune mère de Mwene Ditu, la santé de la voirie est également en état comateux. L’avenue qui part de la gare SNCC pour le parquet demeure sous perfusion des brousses et bourbiers. En pleine ville poumon économique de la province de Lomami, ses élus devraient avoir honte, s’exclame un acteur de la société civile locale.
” Les recettes provinciales produites à Mwene Ditu ne pourraient-elles faire faire quelque chose sur notre ville,” s’interroge un Ditois apparemment déçu.
Dans cet élan, un pasteur dont une des parcelles n’a plus de voie d’accès interpelle les trois députés provinciaux de Mwene Ditu. Selon lui, la capitale économique d’un pays ou d’une province devrait jouir de son statut. Partout, confie-t-il à mwenedituscoop.net, les choses se font ainsi afin de motiver les assujettis locaux à davantage payer les impôts. Là-dessus, le pasteur invite les députés Alexis Kabeya, Christelle Keta et Justin Mukendi à plus d’attention.
Pour rappel, depuis le changement à la tête de cette province de Lomami, la ville de Mwene Ditu n’a pas bénéficié en termes d’action gouvernementale. Au contraire, sous Patrice Kamanda, Sylvain Lubamba, Édouard Mulumba et Nathan Ilunga, la capitale économique de Lomami avait eu quelque chose.
Comme plusieurs autres Ditois, ce pasteur veut voir le gouvernement provincial de Lomami faire même kilomètre de route sur la ville ferroviaire. Quant aux élus, l’anecdote de leur collègue Augustin Malangu devrait leur servir de glace. Toutefois, qu’ils n’oublient pas que l’on n’oublie pas ou plus, dorénavant.
Rédaction












