Une nouvelle alerte remet en lumière la situation sécuritaire et administrative au niveau du pont Lubilanji, côté territoire de Luilu, province de Lomami. C’est sur l’axe menant vers Lubumbashi. Sozito Kabamba, ancien député provincial élu du territoire de Luilu, dénonce un récent cas de tortures ainsi que des coups et blessures volontaires infligés à un jeune homme identifié sous le nom de Tshimiz.
Selon les déclarations de l’ancien parlementaire relayées jusque dans les réseaux sociaux, cet incident s’inscrirait dans un climat de tensions récurrentes à ce checkpoint. Il y a quelques semaines, un grave accident impliquant un véhicule communément appelé « WOWO » avait causé plusieurs morts après avoir renversé des passants. L’une des rescapées avait alors affirmé que le drame résulterait d’une altération ou d’une altercation liée à des tortures subies par le chauffeur, accusé de ne pas avoir payé la taxe exigée de 1 000 FC par passager.
Face à ces révélations, un appel pressant est lancé aux autorités provinciales de Lomami pour qu’une enquête soit diligentée. L’objectif est double :
Vérifier la légalité de cette barrière et s’assurer que les sommes perçues quotidiennement auprès de la population alimentent effectivement le trésor public provincial et faire la lumière sur les exactions présumées commises contre les usagers de la route.
De son côté, la famille de la victime Tshimiz indique être en concertation avec son conseil juridique afin de saisir officiellement l’Auditorat militaire, dans le but d’établir les responsabilités pénales et d’obtenir justice. Pour l’heure, les services compétents et les responsables locaux de la sécurité ne se sont pas encore exprimés sur ces accusations.
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