Le territoire de Lubao, situé dans la province de la Lomami, est en proie à une vive inquiétude populaire. En cause : le présumé projet de tracé alternatif de la Route Nationale n°2 (RN2) en construction. La perspective de voir l’axe routier principal contourner Lubao centre suscite la crainte d’une asphyxie économique parmi la population.
« Dévier la RN2 du cœur de Lubao, c’est condamner sciemment les espoirs de développement économique et social de notre cité, » un habitant de la cité de Lubao.
Selon plusieurs sources locales, les contours du projet ont été exposés lors d’une concertation réunissant les différentes forces vives et catégories socioprofessionnelles de la cité.
Au cours des échanges, la mission d’études aurait présenté un plan prévoyant une déviation majeure :
Point de départ : Le nouveau poste de péage de Kamueno.
Trajectoire : Contournement complet du centre urbain via la rivière Kisampa.
Point de jonction : Reconnexion à la RN2 au niveau de l’ancien ITA Tumbulayi.
Si ce tracé viserait, selon ses concepteurs, à fluidifier le trafic lourd ou éviter l’agglomération, il délaisserait complètement le tronçon actuel qui traverse le cœur de la cité.
Pour les acteurs économiques locaux, les commerçants et les résidents, cette déviation représente une menace directe pour la vitalité du territoire. Dans une région où la circulation routière est un moteur essentiel des échanges commerciaux, l’évitement de Lubao centre risque d’isoler l’activité économique de la cité. La population craint notamment :
1. La baisse de la consommation locale liée au transit des personnes et des marchandises.
2. La perte de valeur d’usage des infrastructures du centre.
3. Le ralentissement des investissements socio-économiques dans les quartiers centraux.
Face à ce qu’ils considèrent comme un supposé choix d’aménagement préjudiciable, plusieurs collectifs de citoyens et leaders d’opinion montent au créneau. Ils exhortent le gouvernement provincial, le ministère des Infrastructures ainsi que les autorités nationales à réexaminer le dossier.
Les habitants demandent l’organisation d’études d’impact socio-économique complémentaires et la prise en compte de la réalité du terrain avant toute décision définitive ou validation finale du tracé par le bureau d’études.
Joseph La Voix Ebondo
LuCom Médias












