Le Vice-Premier Ministre chargé des Transports s’est rendu ce vendredi 3 juillet 2026 à Muanda, dans le Kongo-Central. Jean Pierre Bemba y est pour évaluer l’avancement de ce mégaprojet d’infrastructure, tout en rappelant à l’ordre les bâtisseurs illégaux qui menacent l’écosystème local.
Considéré comme l’un des poumons du développement futur de la République Démocratique du Congo, le chantier du Port en eau profonde de Banana a reçu la visite impromptue du Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba.
Cette descente sur le terrain à Muanda s’inscrit dans la droite ligne des priorités fixées par le gouvernement congolais : accélérer la modernisation des infrastructures pour désenclaver le pays et décupler sa compétitivité économique sur l’échiquier régional et international.
Sur place, le patron des Transports a passé au crible les grandes étapes de ce chantier d’envergure :
Les aménagements de la plateforme portuaire ;
La construction des murs de quais destinés à accueillir les navires de grande capacité ;
Les travaux de l’axe routier Muanda–Banana, colonne vertébrale logistique du futur complexe. Lors de ses échanges avec les responsables techniques, Jean-Pierre Bemba s’est montré particulièrement exigeant quant au respect du calendrier d’exécution. L’heure n’est plus aux promesses, mais au concret.
Au-delà de l’aspect purement technique et industriel, cette visite a pris une tournure environnementale majeure. Le Vice-Premier Ministre a profité de son passage sur la route Muanda–Banana pour pointer du doigt une dérive inquiétante : l’anarchie immobilière. Le constat est sans appel : plusieurs constructions privées, érigées de manière illégale le long de cet axe, empiètent directement sur les mangroves.
Or, cet écosystème unique constitue une barrière naturelle cruciale contre l’érosion et un sanctuaire de biodiversité strictement protégé par la loi. Jean-Pierre Bemba a fermement rappelé que le développement économique de la RDC ne se ferait pas au détriment de son patrimoine écologique.
Pour les autorités, concilier la modernisation des infrastructures portuaires et le respect strict des normes environnementales reste non négociable. Un signal fort envoyé aux contrevenants.
Rédaction











