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Journée mondiale de la musique : Le phénomène « FIMBU » parle !

À l’occasion de la Journée mondiale de la musique ce 21 juin, une tribune de la chercheure Christel Tendo (INA) rappelle que la culture congolaise n’est pas un simple divertissement, mais un soft power stratégique. Décryptage d’un succès qui dépasse les frontières.

Pour beaucoup, la musique et la danse ne sont que de simples exutoires, des parenthèses de légèreté dans le quotidien. Pourtant, il suffit de regarder un match de football international pour comprendre que l’art congolais possède une force géopolitique insoupçonnée. Le cas de « FIMBU », l’œuvre emblématique de l’artiste Félix Wazekwa, en est la preuve éclatante.

Dans une réflexion percutante publiée à l’occasion de la Journée mondiale de la musique, Mme Christel Tendo, chercheure en gestion du patrimoine culturel et Cheffe de Département à l’Institut National des Arts (INA) en RDC, tire la sonnette d’alarme : il est temps de cesser de voir la culture comme une dépense, et de commencer à la traiter comme un investissement.

Ce qui n’était au départ qu’une chanson et une chorégraphie est devenu un véritable mème culturel global. Reprise par des athlètes internationaux et célébrée sur les plus grandes scènes sportives de la planète, « FIMBU » (le “fouet” en lingala, revisité ici comme une célébration de la victoire) a brisé toutes les frontières de la République Démocratique du Congo.

« Lorsqu’une chanson voyage, c’est toute une nation qui s’exprime », souligne Mme Christel Tendo Mutombo au téléphone de mwenedituscoop.net.

À travers ce rythme, c’est l’identité, la créativité et le patrimoine vivant de la RDC qui s’exportent. Cette visibilité internationale ne flatte pas seulement l’ego national : elle pique la curiosité des médias étrangers, stimule le tourisme et place la RDC sur la carte de l’économie créative mondiale.

Pour cette figure de la renaissance culturelle en RDC, le succès de « FIMBU » doit servir de déclic. Le patrimoine culturel immatériel, qu’il s’agisse de notre musique, de nos danses ou de nos traditions, est une ressource économique majeure. Derrière les millions de vues et les pas de danse esquissés aux quatre coins du globe, se cachent des opportunités réelles :

Attractivité touristique : Donner envie de découvrir le berceau de cette créativité.

Développement durable : Structurer une industrie musicale capable de faire vivre des milliers de jeunes talents.

Fierté et cohésion nationale : Utiliser la musique comme un ciment social à l’intérieur des frontières.

En ce 21 juin 2026, le message de la chercheure de l’INA résonne comme un vibrant hommage, mais aussi comme un plaidoyer pour l’avenir. Pour que la RDC continue de rayonner, elle doit soutenir sa chaîne de valeur culturelle. Madame Christel Tendo conclut sur un message de soutien appuyé à ceux qui portent cette flamme au quotidien :

« Force aux hommes et aux femmes de culture. Force aux artistes. Force aux mécènes. Force à tous ceux qui font rayonner la RDC à travers son patrimoine culturel. »

Rédaction

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