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Lomami : Longue attente de leurs primes, les superviseurs de la campagne de moustiquaires inquiets !

Plus d’un mois après la fin de la campagne de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) dans la province de Lomami, l’heure n’est pas aux réjouissances. Les superviseurs indépendants (SI), piliers logistiques de cette opération de santé publique, dénoncent le non-paiement de leurs prestations et un silence radio inquiétant de la part de la coordination.

Du 22 décembre 2025 au 23 janvier 2026, des dizaines d’hommes et de femmes ont sillonné les zones rurales de Lomami pour garantir la réussite de cette distribution. Dans le sud de la province, les chiffres témoignent de l’ampleur de la mobilisation :

* Wikong : 30 SI

* Kalenda : 28 SI

* Mwene-Ditu : 22 SI

* Makota : 18 SI

* Kamiji : 16 SI

Au total, les 16 zones de santé de la province ont été couvertes. Malgré l’enclavement et la précarité des conditions de travail en milieu rural, ces agents affirment avoir rempli leur mission avec abnégation.

Le contrat était pourtant clair : un paiement en dollars américains via messagerie financière, conditionné par le dépôt des rapports d’activités et des livrables attendus.

« Nous avons respecté toutes les clauses et déposé nos rapports dans les délais prescrits par la coordination », confient des superviseurs à mwenedituscoop.net.

Pourtant, des semaines plus tard, l’argent reste invisible. Plus grave encore, les canaux de communication officiels, notamment les groupes WhatsApp de coordination, auraient été bloqués, laissant les prestataires dans un isolement total et une incertitude grandissante.

Aujourd’hui, les superviseurs indépendants de l’ensemble des 16 zones de santé ne savent plus à quel saint se vouer. Ce déficit de communication est perçu comme un manque de respect envers ceux qui ont œuvré pour la réussite de la campagne et la protection de la population contre le paludisme.

Face à ce qu’ils considèrent comme un jeu flou, les “SI” haussent le ton. Ils lancent un SOS urgent aux autorités provinciales de Lomami pour une médiation rapide. Ils préviennent : si une suite favorable n’est pas donnée dans les plus brefs délais, des actions de plus grande envergure pourraient être entreprises pour réclamer leur dû.

La réussite d’une campagne de santé publique ne se mesure pas seulement au nombre de moustiquaires distribuées, mais aussi au respect des engagements pris envers ceux qui les distribuent, renchérissent-ils.

Rédaction

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