Initialement lancée pour dénoncer le délabrement de la ville ferroviaire, la campagne citoyenne “Visit Mwene Ditu” semble prendre un tournant inquiétant. Entre récupération politique et manipulation de la jeunesse, l’objectivité de la démarche est aujourd’hui sur le banc des accusés.
À Mwene Ditu, le calendrier politique a ses propres saisons. Après des années de silence radio face aux érosions qui dévorent les quartiers et à l’obscurité qui enveloppe les avenues, les “pseudo messies” réapparaissent. Coïncidence ? Absolument pas. À l’approche de 2028, ceux qui ont ignoré les cris de détresse de la population se présentent désormais comme les seuls capables d’éteindre l’incendie qu’ils ont laissé couver.
Ceux que l’on appelle aujourd’hui les “pompiers de circonstance” utilisent les maux de la ville non pas pour proposer des solutions pérennes, mais comme un fonds de commerce électoral.
Si l’initiative “Visit Mwene Ditu” a eu le mérite de mettre en lumière des failles, une question brûlante se pose : qui tient réellement la caméra ?
Selon des recoupements d’informations, notamment relayés par mwenedituscoop.net, une dérive s’installe. Sous couvert de “citoyenneté”, certains initiateurs semblent avoir troqué leur objectivité contre des agendas cachés.
* Est-ce encore une campagne de sensibilisation quand elle devient une fenêtre exclusive pour discréditer systématiquement les autorités en place ?
* Est-ce de l’activisme quand les dénonciations ne visent qu’à préparer le terrain à des “faucons” tapis dans l’ombre, impatients de prendre la place ?
Il est impératif d’interpeller ces jeunes. L’activisme n’est pas du mercenariat. En se laissant manipuler par des politiciens en mal de positionnement, ils assassinent la crédibilité de la société civile. On ne soigne pas les plaies de Mwene Ditu en remplaçant un mal par une manipulation. La démagogie contre le développement. La ville ferroviaire ne se développera pas par des discours dilatoires ni par des campagnes de dénigrement télécommandées. Le danger actuel est de voir la légitime colère des citoyens transformée en une arme de destruction politique au profit d’intérêts privés.
La population doit rester vigilante. Un candidat qui finance une vidéo pour “dénoncer” un trou dans la chaussée aujourd’hui est souvent celui-là même qui, hier, occupait des responsabilités et n’a rien fait. Un candidat qui débarque à Mwene Ditu à la faveur de la manipulation des jeunes, à l’instar des médiocres actuels ou d’hier, servira la même rumba à la ville ferroviaire et ses jeunes.
Pour une conscience non infiltrée, le mouvement “Visit Mwene Ditu” doit revenir à ses motivations premières. Dénoncer ce qui ne va pas est un droit, voire un devoir. Mais le faire pour le compte de “parrains” politiques est une trahison envers la ville.
Un conseil aux citoyens de Mwene Ditu, le développement d’une entité exige de la vérité, pas de la démagogie saisonnière.
Rédaction











