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Luilu : Abandonné, le chantier du bâtiment administratif PDL-145T victime !

Un vol des matériaux a été commis ce jeudi 25 décembre 2025 sur le chantier du bâtiment administratif du Programme de développement local de 145 Territoires (PDL-145T), situé à Luputa, chef-lieu du territoire de Luilu dans la province de Lomami. Au total, les auteurs ont dérobé huit portes métalliques et quatre fenêtres métalliques. Des sources sécuritaires annoncent que des enquêtes pour les retrouver sont en cours.

D’après les recoupements de mwenedituscoop.net, le chantier n’avait plus de sentinelle. Il est abandonné depuis plusieurs mois sans surveillance. Voilà qui illustre une problématique plus large de sabotage et d’abandon des infrastructures en construction de la part des entreprises dans cette région. Dans cette chefferie de Katshisungu, le programme présidentiel prévoit quatre écoles et deux centres de santé modernes à construire.

À ce jour, aucun de ces ouvrages n’a été achevé ni remis officiellement. Pendant ce temps, des écoles concernées voient leurs élèves contraints d’apprendre à même le sol ou sous des abris de fortune depuis que les anciens bâtiments ont été démolis pour faire place à des constructions qui ne se terminent pas. Jour pour jour, cela va faire plus de trois ans.

L’état d’abandon du chantier du bâtiment administratif PDL à Luputa est criant. Un fait révélateur remonte à novembre 2025, lorsqu’un homme se présentant comme la sentinelle du site, Benoit Kambaja, s’est plaint auprès des reporters de LuCom Médias. Il affirmait veiller sur le chantier jour et nuit depuis son lancement, soit pendant trois ans, sans jamais avoir perçu le moindre salaire.

Mais en réaction, la direction de la société DRIDA, contactée en sa qualité d’employeur, avait, pour sa part, démenti toute dette envers des travailleurs sur ce site, précisant qu’aucune sentinelle n’avait été officiellement engagée et que les matériaux étaient entreposés chez des particuliers. La présumée sentinelle avait-elle jeté l’éponge et laissé le chantier public pour compte. En tout cas, ce témoignage met en lumière les lacunes de gestion et de transparence qui semblent entourer certains chantiers publics en provinces.

Devant l’ampleur du problème, certaines agences locales d’exécution (ALE) devraient s’expliquer à Lomami. Ces chantiers bouffent des millions de dollars du trésor public mais le sérieux n’est pas au rendez-vous. En plus, les services de contrôle ou d’inspection manquent également du côté de l’État congolais. Alors que les institutions provinciales n’en font pas vraiment un problème, la société civile locale interpelle l’Inspection Générale des Finances, IGF.

Patient Ngoyi

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