La communauté de Tshinzoboyi, dans la chefferie de Mulundu (province de Lomami), est sous le choc après l’explosion d’un insolite. Un homme nommé M. Papy est accusé d’avoir mis enceinte sa propre fille, selon plusieurs témoignages concordants des habitants et des membres de sa famille. Cet acte ignominieux met en lumière un schéma d’abus plus large, dénoncé par ses proches.
M. Papy et sa famille, originaires de Kalambayi dans le territoire de Ngandajika, habitaient au territoire vert. Un jour, ils ont décidé de s’installer à Mwene Ditu avant de se rendre à Tshinzoboyi pour des travaux agricoles. Selon les frères germains du présumé bourreau et d’autres villageois, l’homme aurait abusé sexuellement de ses filles sur une longue période. Il serait le premier homme de toutes ses grandes filles.
Des témoignages indiquent qu’avant la grossesse de la cadette, au moins deux de ses filles aînées auraient également été victimes de leur père, M. Papy, sans toutefois tomber enceintes. La famille aurait lavé ces sales linges en interne. Toutefois, les frères du présumé bourreau déclarent à mwenedituscoop.net que ses filles victimes “ne pourraient jamais arriver” dans leur village d’origine à Kalambayi à cause de cet inceste.
À Tshinzoboyi, l’annonce de la grossesse a provoqué une indignation générale. L’opinion locale exprime sa consternation face à cette répétition d’un acte jugé ignominieux. La question qui hante désormais la société est lourde de sens : comment l’enfant à naître devra-t-il appeler son géniteur ? “Père” ou “grand-père” ? Mais aussi, comment réparer ce tort ou prendre en charge ces victimes traumatisées ?
Difficile de répondre à ces interrogations. Malgré ces accusations et la consternant sociale, M. Papy monte et descend, va et vient de ses occupations comme si de rien n’a été. Que ce soit par manque de preuve ou de plaignant, l’absence d’une action de dénonciation ou de découragement serait perçu diversement.
Rédaction, Gédéon Sulu












