Depuis la rentrée scolaire du mois de septembre, les enseignants du territoire de Demba, dans la province du Kasaï-Central, traversent une situation financière particulièrement critique.
Trois mois déjà soit septembre, octobre et novembre sans percevoir le moindre franc congolais de leur salaire, ces enseignants de Demba sont épuisés. Une situation qui plonge de nombreuses familles dans la précarité et suscite une vive indignation au sein du corps enseignant.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les enseignants pointent du doigt leur agent payeur actuel, Caritas Congo, qu’ils accusent de retard systématique et d’opacité dans la gestion des fonds destinés au paiement des salaires. Pour eux, l’impaiement répété devient insoutenable.
” Nous travaillons sans être payés. Comment nourrir nos familles ? Comment assurer les frais de transport, de santé ou même de scolarité de nos propres enfants ?,” s’indigne un enseignant de Demba.
Face à cette crise persistante, les enseignants demandent au gouvernement congolais de prendre ses responsabilités. Ils exigent notamment :
– Le changement immédiat d’agent payeur, estimant que Caritas Congo a failli à sa mission.
– Une enquête pour comprendre les causes réelles de ces retards.
– La régularisation urgente des trois mois d’arriérés de salaire.
Plusieurs d’entre eux menacent d’entrer en grève si l’État ne réagit pas rapidement. Ils rappellent que le bon fonctionnement du système éducatif dépend aussi du bien-être du personnel enseignant, qui demande simplement à être payé pour le travail effectué.
Alors que l’année scolaire avance, les regards sont tournés vers les autorités centrales et provinciales, appelées à agir pour éviter une paralysie totale des activités scolaires dans cette partie du pays.
Hervé Kazadi Mudipanu












