Au troisième jour des assises de la Journée nationale Justice et Paix, le diocèse de Tshilomba a mis en lumière les racines complexes du phénomène migratoire en République démocratique du Congo. Dans salle BDOM de Mwene Ditu,le père Augustin Tshibangu Ntambala, secrétaire académique de l’Institut supérieur Théophile Verbiste, a livré une analyse rigoureuse et engagée ce samedi 20 septembre 2025.
Selon le conférencier, les migrations ne sont pas un fait nouveau : elles traversent l’histoire humaine et toutes les civilisations. Mais en RDC, elles prennent une tournure alarmante, alimentées par une insécurité persistante, une pauvreté endémique, des crises politiques récurrentes et des pressions environnementales croissantes. À cela s’ajoutent des facteurs transfrontaliers et une gouvernance fragile qui poussent de nombreux Congolais à chercher refuge ou opportunités ailleurs.
Pour inverser cette tendance, le père Tshibangu Ntambala propose une série de réformes ambitieuses : réduction des inégalités économiques, création d’emplois durables, fin des conflits armés, mise en place d’un véritable État de droit, élections transparentes et inclusives, intégration nationale et intercommunautaire, et justice équitable pour tous. Ces leviers, selon lui, sont essentiels pour bâtir une République démocratique du Congo où les citoyens ne fuient plus, mais contribuent à son essor.
L’exposé a donné lieu à un échange nourri entre le conférencier et les participants. La salle, dynamique et engagée, a permis au père Tshibangu de répondre à une série de questions concrètes, témoignant de l’intérêt et de la préoccupation des citoyens face à ce fléau migratoire.
Pour rappel, la Journée nationale Justice et Paix est une initiative de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Elle se tient simultanément dans tous les diocèses du pays, sous le thème central : « Justice et démocratie au service d’une République Démocratique du Congo sans migrants ».
Gael Sabue Matand’a kapol












